Résumé

Récits et souvenirs d'un Parisien (1873)

Le plus étrange de tous est sans doute celui qui prétend forcer à se battre pour la Commune ceux mêmes qui n'en sont pas partisans. Organiser une sorte de levée en masse pour repousser l'étranger, c'est justice; mais contraindre à prendre les armes dans uns guerre civile des citoyens qui s'y refusent, obliger vos adversaires eux-mêmes à se battre pour vous, c'est le comble de l'injustice, de la tyrannie. Beaucoup même des partisans de la Commune, l'ont senti, et des journaux peu suspects de tendresse pour l'Assemblée de Versailles, le Rappel, par exemple, l'ont dit sans ménagement.
Source : Gallica

Récits et souvenirs d'un Parisien (1873)

Le retour par la rue de Rivoli nous montre pour la première fois l'imposant et hideux squelette de l'Hôtel de ville incendié.
Mais lorsque, rentré dans notre demeure, nous contemplons de nouveau le vaste panorama qui s'étend devant nos fenêtres, c'est un vif sentiment de délivrance que nous éprouvons. Plus d'incendies, plus de combat; aucune flamme ne s'élève, aucune détonation ne retentit. Le lugubre drame qui se joue depuis deux mois est enfin parvenu à son dénoùment, et la République a survécu au plus mortel péril qui pût la menacer.
Source : Gallica

Récits et souvenirs d'un Parisien (1873)

La Prusse ne l'a pas voulu. MM. les Allemands s'ennuient à Saint-Denis ; ils demandent à s'en retourner chez eux, et comme ils tiennent à leurs cinq milliards et que la Commune est hors d'état de les payer, ils ont menacé d'intervenir si Versailles ne se hâtait. Il a fallu, amère douleur, se résigner à leur obéir, et attaquer sérieusement pour éviter à la capitale de la France les horreurs d'un bombardement d'autant plus atroce et plus impitoyable, que les Prussiens, établis dans nos forts, pouvaient brûler la moitié de Paris sans perdre un homme.
Source : Gallica

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