Résumé

Georges d' Heylli Journal d'un habitant de Neuilly pendant la Commune… (1872)

Quelle triste et lugubre promenade nous y avons faite dans l'avenue du Roule, les rues de Chézy, Borghèse, Perronnet, etc., etc.! La ville n'est plus, en partie, qu'un amas de ruines et de décombres; le parc surtout a souffert, ce joli parc ombragé et dont la plupart des beaux arbres n'existent plus! Neuilly est aujourd'hui, avec Saint-Cloud, l'endroit des envrirons de Paris où les désastres de la guerre s'étalent le mieux, et le plus en évidence, dans toute leur horreur
est menacée et labourée par les boulets des canons de la porte des Ternes.
Source : Gallica

Georges d' Heylli Journal d'un habitant de Neuilly pendant la Commune… (1872)

Trop loin de chez moi pour rebrousser chemin dans un pareil moment, j'enjambe le pont-levis, et me voilà dans Paris. Les projectiles tombent sur les fortifications. Le moment de trêve qui m'avait engagé à sortir a servi aux Versaillais à rectifier leur tir, et leurs obus n'atteignent que les combattants sur les remparts. Le chef du poste m'indique un passage à travers le château des
Ternes, par lequel je gagne non sans émotion le chemin de fer, que je longe juqu'à la place Pereire.
Source : Gallica

Georges d' Heylli Journal d'un habitant de Neuilly pendant la Commune… (1872)

Dans ce grand carré long s'étend Neuilly, au milieu de fort beaux jardins, de grandes avenues, de rues régulières et surtout d'un parc magnifique, coupés par de larges voies bordées de maisons de campagne et de villas élégantes, et qui a été jadis le parc du château du feu roi Louis-Philippe.
Je ne remonterai pas au déluge. C'est au duc d'Orléans, devenu ensuite roi des Français le 9 août 1830, que Neuilly doit sa prospérité. Ce prince, qui, à tout prendre, ne fut peut-être pas tout à fait aussi « ladre » qu'on l'a raconté, dépensa beaucoup d'argent à Neuilly et pour Neuilly.
Source : Gallica

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