Résumé

Clément Drouault Délivrance de Paris et dévouement de Ducatel… (1871)

La Commune le veut. Mais vous disiez, Madame, Que l'on doit s'entr'aimer, que la guerre est infâme.
Oui, la guerre est infâme, infâme entre ennemis ; Entre citoyens, non! En avant! mes amis. Elle vole à ces mots : Issy, Vanves, Montrouge, Sa main sur vos remparts plante le drapeau rouge.
Murs sacrés, ô vous qui cent soixante-cinq nuits A de Molkte étonné causâtes tant d'ennuis, Vous dont la grande voix dans l'âme de la France Soutint pendant six mois la vie et l'espérance,
Par un cruel destin il faut que nos boulets Sur vos flancs déchirés lancent leurs camouflets.
Source : Gallica

Clément Drouault Délivrance de Paris et dévouement de Ducatel… (1871)

L'histoire trop longtemps s'est faite sa complice; Un Tacite viendra, dont le sacré burin Dessinera ses traits sur le marbre et l'airain ; Les masques tomberont, et la terrible image A nos derniers neveux passera d'âge en âge.
Mais revenons au fait : le Mont-Valérien, De l'honneur du drapeau fidèle gardien, Aux bataillons partis du pied de la colonne Jette comme un obus le vieux mot de Cambronne.
Rends-toi, lui criaient-ils ! Il leur envoie un non Qui secoua les airs comme un coup de canon, Et ces hommes qu'emporte une terreur commune S'en viennent raconter le fait à la Commune.
Source : Gallica

Clément Drouault Délivrance de Paris et dévouement de Ducatel… (1871)

La Commune, échappée aux soldats de Versailles, Les a-t-elle soudain chassés de ses murailles, Et le dernier succès de Ranc et de Lokroy A-t-il ressuscité l'ombre du peuple-roi?
Non, tout dort pour longtemps dans le palais des seize; Hommes du dix-huit mars et de quatre-vingt-treize Sommeillent lourdement sous les pompeux lambris Dont leur main a sur eux entassé les débris : Dieu leur a fait justice en condamnant leurs ombres A trôner chaque nuit sur d'immenses décombres.
Source : Gallica

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