Aimé Linas, Les Événements de mai 1871, racontés et jugés par un docteur en médecine… (1871)
“ Troisième journée. - Il est cinq heures du matin : un nouvel incendie, plus vaste, plus terrible, plus désastreux que les autres, éclaire le commencement de cette journée : c'est l'incendie, des Tuileries! D'énormes masses de fumée traversent le ciel comme de gros nuages épais, noirs, avec des teintes rougeâtres. L'air est empesté d'une odeur nauséabonde d'empyreume. La rue Royale offre le spectacle de la plus affreuse désolation. Plusieurs habitations brûlent encore et vomissent, par les fenêtres béantes et par de larges crevasses, des torrents de flammés et de fumée. ”
