Résumé

Aimé Linas Les Événements de mai 1871, racontés et jugés par un docteur en médecine… (1871)

Troisième journée. - Il est cinq heures du matin : un nouvel incendie, plus vaste, plus terrible, plus désastreux que les autres, éclaire le commencement de cette journée : c'est l'incendie, des Tuileries! D'énormes masses de fumée traversent le ciel comme de gros nuages épais, noirs, avec des teintes rougeâtres. L'air est empesté d'une odeur nauséabonde d'empyreume.
La rue Royale offre le spectacle de la plus affreuse désolation. Plusieurs habitations brûlent encore et vomissent, par les fenêtres béantes et par de larges crevasses, des torrents de flammés et de fumée.
Source : Gallica

Aimé Linas Les Événements de mai 1871, racontés et jugés par un docteur en médecine… (1871)

L'atmosphère est chargée, comme la
veille, d'une fumée épaisse, grisâtre, nauséabonde. Des lambeaux de papiers et de chiffons brûlés voltigent dans l'air, comme des papillons noirs, et couvrent le sol des places et des rues. Dans la nuit, les insurgés ont mis le feu au PalaisRoyal, à la bibliothèque du Louvre, au Palais de justice, à la Préfecture de police, au Théâtre-Lyrique, aux bâtiments de l'Assistance publique et, pour couronner leur oeuvre sauvage de destruction, à l'Hôtel de ville !....
Source : Gallica

Aimé Linas Les Événements de mai 1871, racontés et jugés par un docteur en médecine… (1871)

Il y a une catégorie de fous qu'on nomme lucides et qui n'ont d'autre occupation et d'autre souci que de médire, de calomnier, de dénoncer, de faire du mal. Quelques-uns ne se plaisent que dans le vol, le pillage, la dévastation, le massacre, le sang et l'incendie, et quand ils commettent ces actions abominables, ils le font avec une fureur aveugle et une férocité sauvage.
Source : Gallica

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