Résumé

Les monuments de Paris après l'oeuvre de la Commune (1871)

Pourquoi démolir la colonne? se demandait-on de toutes parts. Pour en faire des pièces de deux sous, répondait le Père Duchêne, de belles pièces à l'effigie de la Commune, pour payer ces « bons bougres de patriotes. » C'était une piètre raison pour détruire un monument historique, un monument appartenant à la France, scellé du sang de tous ses enfants. Le plâtre de la colonne avait été gâché avec des larmes, soit; mais elle était construite de douze cents canons pris sur les Prussiens dans les journées d'Auerstadt, c'était la gloire de la France, sa gloire passée.
Source : Gallica

Les monuments de Paris après l'oeuvre de la Commune (1871)

Nous voirions simplement, nous rendre de quelque utilité en contribuant à fixer dans la mémoire du plus inconstant des peuples les tristes souvenirs de pétrole et d'incendie, dont les traces désolent encore ceux de nos monuments publics qui sont restés debout. Tout s'efface avec le temps : les ruines qui jonchent le sol de Paris disparaîtront, et les splendeurs de la richesse publique renaîtront de leurs propres cendres.
Source : Gallica

Les monuments de Paris après l'oeuvre de la Commune (1871)

Le bruit s'était répandu le long des boulevards que la ville était minée, et que les incendies ne seraient pas le dernier crime de l'insurrection.
Devant ces colonnes de fumée, qui enveloppaient la cité d'un crêpe immense, la rage et la haine ne pouvaient que monter au coeur de nos vaillants soldats, et les terribles représailles, exercées après la victoire, étaient dès ce moment légitimées par la singularité et l'immensité de pareils forfaits.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature