Résumé

Frédéric Fort Paris brûlé ; l'Hôtel de Ville… (1871)

On ne veut plus de l'honneur et on détruit la maison de l'honneur. Que reste-t-il alors de l'humanité?
La vie offerte à la patrie sur le champ de bataille, chimère ! La vie offerte à la souffrance au chevet des malades, chimère ! La vie offerte à la science dans les veilles prolongées, chimère ! La vie offerte au travail sous le poids de la chaleur et du jour, chimère ! Vertu, mérite, dignité, au vent toutes ces choses ! Le soldat n'aura pas sa joie, ni le médecin, ni le savant, ni l'artiste, ni l'ouvrier. Au vent ! L'homme n'aura plus son nom d'homme.
Source : Gallica

Frédéric Fort Paris brûlé ; l'Hôtel de Ville… (1871)

C'était encore une prévision du poëte des Châtiments, pauvre gloire éclipsée après un si brillant éclat, et tombée de la hauteur des Odes et des Orientales aux bas-fonds des Chansons des rues et des bois, et de là, jusqu'à cette lettre sans nom qui soufflette la France, par bonté d'âme envers les sauvages de la Commune.
Quelle plus sanglante insulte fut jamais jetée à la face d'un peuple ? On ne veut plus des rois et on détruit leurs palais ; on ne veut plus de Dieu et on détruit ses temples.
Source : Gallica

Frédéric Fort Paris brûlé ; l'Hôtel de Ville… (1871)

Du vieux palais des temps elle pose le faîte ; Les siècles a sa voix viennent se réunir ; Sa main, comme un captif honteux de sa défaite, Traîne tout le passé jusque dans l'avenir.
Recueillant les débris du monde en ces naufrages, Son oeil de mers en mers suit le vaste vaisseau, Et sait voir tout ensemble, aux deux bornes des figes, Et la première tombe et le dernier berceau !
À l'extrémité de la place, à l'entrée de la rue de Rivoli et de la rue Royale, se dressaient encore, labourées par les boulets et la mitraille, les barricades géantes, oeuvres du citoyen Gaillard père.
Source : Gallica

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