Frédéric Fort

Élements biographiques

Frédéric Fort Paris brûlé ; l'Hôtel de Ville… (1871)

On ne veut plus de l'honneur et on détruit la maison de l'honneur. Que reste-t-il alors de l'humanité?
La vie offerte à la patrie sur le champ de bataille, chimère ! La vie offerte à la souffrance au chevet des malades, chimère ! La vie offerte à la science dans les veilles prolongées, chimère ! La vie offerte au travail sous le poids de la chaleur et du jour, chimère ! Vertu, mérite, dignité, au vent toutes ces choses ! Le soldat n'aura pas sa joie, ni le médecin, ni le savant, ni l'artiste, ni l'ouvrier. Au vent ! L'homme n'aura plus son nom d'homme.
Source : Gallica

Frédéric Fort En avant ! en avant ! (1869)

Osez dire que la liberté individuelle est complète, qu'elle ne souffre aucune atteinte, qu'elle est entourée de toutes les garanties ?
Osez dire que la presse est bien libre, qu'elle n'est pas entravée par une fiscalité byzantine?
Osez dire que la liberté d'association existe, et qu'en vertu du droit de réunion, le commissaire de police toujours cru, même contre les déclarations opposées des plus honorables citoyens, ne puisse pas venir se mêler à nos fêtes intimes?
Osez dire que l'enseignement est libre, et que le monopole universitaire ne soit pas une atteinte à la liberté de conscience ?
Source : Gallica

Frédéric Fort La question espagnole (1874)

En effet, tout est possible à la révolution, moins cela ; parce que ce moins cela, c'est abandonner la proie, c'est accepter l'ordre, c'est subir la règle, c'est condamner la licence, c'est rejeter le poison révolutionnaire, c'est renier l'anarchie.
Ils sont en Espagne ce qu'ils sont partout : leur liberté n'est que la plus affreuse des tyrannies Que leur importe le reste, à ces patriotes, pourvu que toute une nation soit la dupe de leurs mensonges et qu'ils soient les tyrans.
L'Espagne se lassera de ces calomnies.
Source : Gallica

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