Antonio Aparisi y Guijarro

Élements biographiques

Antonio Aparisi y Guijarro La question dynastique en Espagne (1875)

Des rois vulgaires ne pourraient se consoler de renoncer au trône. Mais un roi qui a reçu du ciel un cœur noble, dès qu'il comprend qu'il peut en se sacrifiant sauver une nation, ressent une joie solitaire et sublime. Car c'est Dieu qui lui a fourni l'occasion de faire une grande chose, une de celles qui font voir que l'homme est l'enfant de Dieu, auquel sont réservés des trônes et des couronnes tout autres que ceux d'ici-bas, que la hache d'un vaurien brise en morceaux, ou que la main d'un scélérat jette dans la boue.
Source : Gallica

Antonio Aparisi y Guijarro Le roi d'Espagne (1869)

Assurément, M. Aparisi ne se serait jamais rallié à un mouvement carliste contre la reine Isabelle régnante. Aujourd'hui que l'Espagne est livrée à l'anarchie, à la veille d'une guerre civile inévitable, et après laquelle l'unique espoir de salut pour l'Espagne serait de la voir gouvernée non par une femme ou par un enfant, mais par un homme et surtout par un Espagnol, M. Aparisi s'est demandé si cet homme existait. Il a quitté son pays, à la recherche d'un roi digne de l'être et capable d'apporter un peu de bonheur à sa triste patrie.
Source : Gallica

Antonio Aparisi y Guijarro La question dynastique en Espagne (1875)

Le Royaume en usa ou n'en usa pas, selon ce qu'il crut convenable ; mais s'il consentit quelquefois à laisser hériter des femmes, il voulut toujours pour Rois des hommes. C'était tout naturel, parce que, à cette époque, le sceptre était une épée. Comme il aimait peu les minorités, il laissa de côté l'Infant de La Cerda, encore en bas âge, pour s'appuyer sur le bras vigoureux de Sanche le Brave ; et, comme aussi il se montra toujours peu affectionné pour des étrangers, il appela au trône un fratricide pour ne pas avoir pour Roi un Anglais.
Source : Gallica

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