Antonio Aparisi y Guijarro

Résumé

Antonio Aparisi y Guijarro La question dynastique en Espagne (1875)

Maintenant il est hors de doute que le Roi avec les anciens ou les notables du pays, ou avec ceux qui représentent le Royaume, selon la loi ou la coutume, peut tout faire, peut abroger ou établir même les lois fondamentales, qui, avec le temps, comme toute œuvre humaine, ont besoin d'être abrogées ou modifiées. De là cette maxime répandue en Angleterre, que le Roi avec le Parlement peut tout, moins faire d'un homme une femme, ou d'une femme un homme.
Source : Gallica

Antonio Aparisi y Guijarro La question dynastique en Espagne (1875)

Mais supposez une femme légère : quels troubles dans le foyer domestique ! quels scandales dans le Royaume ! Supposez le mari léger et la femme amoureuse; quel rôle jouera dans le monde une pauvre Jeanne la Folle !
Je rappelle à mes lecteurs les paroles dont se servit Isabelle pour apaiser Ferdinand ; c'est bien le langage que tiendra toujours une femme qui aime son mari : « Je serais bien insensée si je ne vous estimais pas vous seul plus que tous les Royaumes. Où je suis Reine, vous serez Roi, c'est à-dire que vous y régirez tout, sans limite ni exception aucune. »
Source : Gallica

Antonio Aparisi y Guijarro La question dynastique en Espagne (1875)

A tous ces faits tirés de l'histoire de la Couronne d'Espagne, on pouvait ajouter celui du Comté de Castille, où l'héritier mâle manquait, lorsque Dona Nuna succéda à son malheureux frère. Mais elle ne gouverna pas non plus, puisque, de son vivant, l'autorité tout entière appartint exclusivement d'abord à son mari, Roi d'Aragon et de Navarre, Sanche le Grand, ensuite à son fils Ferdinand le Grand, Roi de Léon, lequel gouverna en qualité de
souverain absolu de Castille, sans dépendance aucune de sa mère, et même sans sa présence.
Source : Gallica

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