Résumé

De la vraie légitimité en Espagne (1873)

Malgré sa résolution d'intervertir l'ordre successoral, Philippe V ne put oublier que la couronne d'Espagne lui venait de son aïeule et de sa bisaïeule, et que le sang d'Isabelle la Catholique coulait dans ses veines. Aussi, Placido-Maria de Montoliu a bien raison de dire : « Il répugne à la conscience d'admettre qu'un roi puisse annuler le droit qu'il a invoqué pour lui-même et de qui il tient la couronne. » Philippe V, en infériorisant les femmes sans les bannir de la succession royale, ne transgressa pas moins les lois
organiques qu'il avait fait serment de garantir et de respecter.
Source : Gallica

De la vraie légitimité en Espagne (1873)

La loi fondamentale des Siete parlidas régla constamment en Castille l'ordre de succession d'après celui de primogéniture, sans distinction de sexe. Elle porte que l'héritage de la royauté s'effectue en ligne directe par les mâles ou les femelles indifféremment. Le trône appartient à l'aîné des enfants, qu'il soit garçon ou fille ; si sa mort advient avant celle de son père, c'est-à-dire avant qu'il n'ait recueilli la couronne, c'est le premier-né de ses enfants, né de légitime mariage, qui succède à son aïeul.
Source : Gallica

De la vraie légitimité en Espagne (1873)

Cortès en 1789, 1812 et 1830, et par diverses abrogations royales, que don Carlos, frère de Ferdinand VII, en 1830 et postérieurement, essaya d'escalader le trône ; c'est en vertu du même faux principe que le duc de Madrid, son petit-fils, veut y monter aujourd'hui. C'est en vertu du même faux principe qu'il espère y arriver sur un marchepied de cadavres et de ruines, triste résultat de la guerre civile déchaînée par lui sur une terre qui n'est nullement sa patrie, car la sienne est l'Allemagne où il a vu le jour et fait ses humanités.
Source : Gallica

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