Placido Maria de Montoliu y Sarriera

Résumé

Placido Maria de Montoliu y Sarriera Don Alfonse ou don Carlos ? : étude historico-légale (1873)

En conséquence de ce qui précède, et pour témoigner au peuple espagnol mon affection et ma reconnaissance pour celle qu'il me montre, autant pour remercier la divine Providence, de la grâce qu'elle m'a faite en me plaçant sur le trône de tant d'illustres et bien méritants vassaux, j'ai résolu d'abdiquer pour moi et tous mes descendants, le droit de succéder à la couronne de France, désireux que je suis de vivre et de mourir avec mes chers sujets espagnols, et en léguant à toute ma descendance le lien inséparable de leur fidélité et de leur amour.
Source : Gallica

Placido Maria de Montoliu y Sarriera Don Alfonse ou don Carlos ? : étude historico-légale (1873)

Sire, la fondateur d'un nouveau majorat peut, sans aucun doute, établir un ordre de succession irrégulier, et par voie rigoureuse d'agnation, exclure pour toujours les femmes, parce que les biens avec lesquels se fonde le majorat sont libres et lui appartiennent; mais celui qui hérite d'un royaume ou d'un majorat auquel on succède par ordre régulier et non par agnation rigoureuse, n'a pas le droit que le fondateur avait, lui, de l'altérer dans une partie essentielle de lui-même.
Source : Gallica

Placido Maria de Montoliu y Sarriera Don Alfonse ou don Carlos ? : étude historico-légale (1873)

Quant au droit personnel, sans nous occuper, de rechercher si les Monarques sont obligés ou non à respecter la loi qui les appelle au trône, nous dirons qu'il répugne à la conscience qu'un roi puisse annuler le droit même qu'il a invoqué pour lui-même, et de qui il tient la Couronne.
Qu'il fût ou non fondateur de dynastie, Philippe V n'avait pas plus de moyens que ceux qui lui avaient été transmis par son aïeule. Le droit de conquête !
Source : Gallica

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