Résumé

De la discussion de l'adresse en ce qui concerne la succession à la couronne d'Espagne (1837)

Elle n'a rien à redouter d'une restauration de la monarchie espagnole par Charles V; elle a tout à craindre du triomphe du parti révolutionnaire.
Qu'on éprouve plus ou moins de sympathies pour tel prince plutôt que pour tel autre, pour telle ou telle forme de gouvernement, peu importe.
Il s'agit bien de sympathies dans ce siècle positif, où tout se résout en chiffres, où la question de l'intérêt réel domine toutes les autres.
Mais, disent les adversaires de Charles V, ce prince est ennemi des idées libérales, il est bigot, il rétablira l'inquisition.
Source : Gallica

De la discussion de l'adresse en ce qui concerne la succession à la couronne d'Espagne (1837)

Fort de son droit, il s'est rappelé ce que son auguste aïeul, Louis XIV, écrivait, le 20 août 1704, à Philippe V : «Faites voir qu'il y a un roi en Espagne3 et que vous y commandez; » et, le 16 novembre 1705 : « LORSQU'IL S'AGIT DE DÉFENDRE UNE COURONNE, IL FAUT, PLUTÔT QUE DE L'ABANDONNER, PERDRE LA VIE.» Ce ne sera certainement pas sur la tête de Charles V que retombera le sang versé à grands flots, depuis bientôt quatre ans, et celui qui pourra encore couler en Espagne, soit sur les champs de bataille, soit par les massacres et les assassinats.
Source : Gallica

De la discussion de l'adresse en ce qui concerne la succession à la couronne d'Espagne (1837)

Henri, pourcouronner l'oeuvre, et pourformer une série complète d'actes de tyrannie inouis jusqu'alors, en 1537 et dans la 28e année de son règne, fit rendre une loi qui déclarait que, dans tous les cas, sauf ceux de droit privé, les ordonnances du roi auraient la même force que les actes du parlement. Ainsi donc, les lois et la justice étaient à la merci d'un seul homme qui se jouait des lois et pour qui la justice n'était qu'un vain nom, et dont le cœur ne fut jamais accessible à la compassion.
Source : Gallica

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