La Crouel Du Quesnay

Résumé

La Crouel Du Quesnay La vérité sur l'Espagne (1851)

Il est hors de doute que si l'Europe, en 1789, au lieu de rester spectatrice indifférente, pour ne pas dire satisfaite, de la révolution française, l'eût étouffée dès son début en maintenant à Louis XVI la plénitude de sa puissance ; il est hors de doute qu'elle n'aurait pas eu à essuyer les désastres que lui apporta Napoléon. Il est probable que les rois du continent n'auraient pas été obligés, trente-cinq ans plus tard, de
se condamner eux-mêmes, en reconnaissant comme légitime, l'usurpation de Louis-Philippe au trône de France
Source : Gallica

La Crouel Du Quesnay La vérité sur l'Espagne (1851)

Donc l'infraction à ce traité, ou, en d'autres termes, le maintien d'Isabelle au trône d'Espagne, laisse aux chances de l'avenir le droit de la réunion sur une seule tête des couronnes de France et d'Espagne ; et si, au commencement du siècle dernier, l'Europe, pendant douze ans, sacrifia
tant d'hommes et de millions pour empêcher cette réunion, n'a-t-elle point à craindre de perdre un jour le prix de tant de sacrifices, et d'avoir rétabli elle-même cette prépondérance de puissance, qui l'a si longtemps et si justement préoccupée.
Source : Gallica

La Crouel Du Quesnay La vérité sur l'Espagne (1851)

Ajoutons que Alphonse X fut le premier à enfreindre ce code qu'il avait promulgué, par l'appel qu'il fit à la succession du trône de Don Sancho, son fils puîné, au détriment de son petit-fils.
Nous pourrions multiplier les exemples pour démontrer la répugnance qu'a dans tous les temps témoignée la nation espagnole pour le règne des femmes, et le peu de cas qu'elle a fait en toute occasion du code de Partidas, malgré son respect traditionnel pour la légalité; nous n'en citerons plus qu'un seul, parce que, comme le précédent, il offre la plus grande analogie avec la question qui nous occupe.
Source : Gallica

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