Résumé

Victor Gay Question espagnole, Don Carlos… (1875)

Son descendant, Ferdinand VII, n'a pas-eu le même courage, il a sacrifié le bonheur de l'Espagne à son aveugle tendresse pour sa fille, pour sa quatrième femme et pour sa mère. Trois femmes l'ont emporté sur l'intérêt de la patrie. En Don Carlos, dont les droits ont été violés, s'incarne la patrie sacrifiée, et si l'Espagne veut de nouveau connaître le bonheur dont elle a joui sous ses rois légitimes, il faut qu'elle salue celui qui seul est le roi, et qui s'appelle Charles VII, en vertu de la loi quasi-salique de Philippe V, proclamée à Madrid le 10 mai 1713.
Source : Gallica

Victor Gay Question espagnole, Don Carlos… (1875)

A son frère, qui exigeait qu'il vînt prêter serment de fidélité à la jeune Isabelle, il répondit : « J'ai des droits si légitimes à la couronne, supposé que je te survive et que tu ne laisses pas d'enfants mâles, que je ne puis y renoncer. Ces droits, Dieu me les a donnés quand sa volonté me fit naître; Dieu seul peut me les enlever en t'accordant un fils, que je désire autant et peut-être plus que toi. D'ailleurs, en cela je défends la justice du droit, qui appartient à tous ceux qui sont appelés au trône après moi. »
D'autres protestations suivirent celles de Don Carlos.
Source : Gallica

Victor Gay Question espagnole, Don Carlos… (1875)

Nous prétendons que c'est la loi apportée par Philippe V en Espagne, et revêtue
de l'approbation des Cortès de 1713, loi qui consacre les droits des mâles à tout degré à la couronne, et n'admet les femmes qu'à l'extinction de toute descendance masculine, c'est-à-dire qui excluait Isabelle et, par suite, sa descendance, tant qu'il existerait des frères de Ferdinand VII et des descendants mâles de ces frères, et cela in infinitum. Il y a donc à établir la légitimité de cette loi : telle sera la première partie du travail.
Source : Gallica

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