Ferdinand VII d'Espagne

Définition et enjeux

Des intrigues politiques qui, depuis 1823 jusqu'en 1834… (1834)

Le roi, sans protéger aucun parti, conservait une force à opposer aux efforts de la révolution, tandis qu'il confiait les emplois de sa garde aux ennemis de son trône, et préparait l'Espagne à des scènes de carnage que plus de précaution eût rendues impossibles ou au moins éloignées pour long-temps : aussi frappait-il indistinctement sur les uns et sur les autres, et de telle manière que chacun était fort embarrassé de savoir comment il fallait se conduire pour éviter les coups d'autorité de Ferdinand.
Source : Gallica

Portrait de Charles Didier Charles Didier Revue des Deux Mondes

Ferdinand vii fut plus qu’un mauvais prince, ce fut un mauvais homme : comme homme, il eut tous les vices et pas une vertu ; comme prince, il faut remonter à Pierre-le-Cruel pour lui trouver un égal sur le trône des Espagnes ; encore le féroce amant de Marie de Padilla avait-il une résolution et une énergie que n’eut jamais son faible et versatile descendant. Ferdinand a fait à l’Espagne un mal incalculable ; il faudra les efforts réunis de plusieurs générations pour le réparer.
Source : Wikisource

L'Espagne en la crise présente… (1843)

Il est vrai que , sous le règne de Ferdinand VII, et à l'époque de sa mort, les royalistes espagnols succombèrent aussi, quoiqu'en possession du pouvoir; mais ce ne fût pas faute d'énergie ni de courage ; ce fût par suite de la nécessité où ils se virent réduits de souscrire aux fatales dispositions du monarque, qui leur liait les mains. Les espagnols n'ont point fait défaut au trône, c'est le trône qui s'est fait défaut à lui-même, par la malice ou l'incapacité de ses conseillers.
Source : Gallica

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