Nicolas de Santiago y Rotalde

Nicolas de Santiago y Rotalde L'Espagne dévoilée, ou Mémoire sur l'Espagne dans sa présente crise politique… (1830)

L'Espagne, gardée par une faction furieuse, est sous la main de fer d'un tyran. Seshabitans sont privés du droit de prendre part à la création du pouvoir constitutif de leur liberté.
Ce pouvoir, donc, doit s'organiser à l'extérieur; mais à l'extérieur doivent le former les seuls Espagnols exilés.
On m'objectera « que les Espagnols du dedans en faisant une révolution, trouveront ce pouvoir en eux-mêmes. » Je ne le nie pas; seulement, je ne parle pas d'une révolution faite, mais d'une révolution à faire, sous la conduite de la justice et de la raison, et avec l'appui de la légitimité.
Source : Gallica

Nicolas de Santiago y Rotalde Exposé à la France sur la conduite de son gouvernement à l'égard des émigrés espagnols (1831)

C'est donc droiture et loyauté que de se constituer geolier des exilés de l'Espagne? C'est droiture et loyauté que de ne pas payer ses dettes d'honneur et de conscience? C'est droiture et loyauté que de ne pas réparer à l'injustice?
C'est droiture et loyauté que de renfermer dans des dépôts des victimes du précédent gouvernement, et de leur ravir même jusqu'à l'espérance de revoir leur patrie, que par la plus perfide intervention vous avez violemment replacée sous le sceptre du despotisme?
Source : Gallica

Nicolas de Santiago y Rotalde Exposé à la France sur la conduite de son gouvernement à l'égard des émigrés espagnols (1831)

D'après la qualité de preuves et de documens que je viens de présenter, aucun doute ne doit rester au public que Messieurs les députés de la Chambre ont été trompés, et par conséquent qu'ils ont flétri l'honneur des Espagnols en votant des mesures proposées par le ministère.
Plaise à Dieu que la Chambre, éclairée sur la vérité des faits, compatisse au sort des malheureux émigrés, qu'elle a exposés aux caprices du pouvoir. Et si les ministres ont une conscience, que la Providence les fasse gémir sur les maux qu'ils ont causés aux honorables proscrits de l'Espagne.
Source : Gallica

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