Charles Didier

Élements biographiques

Portrait de Charles Didier Charles Didier Revue des Deux Mondes

La mer ajoute à la beauté du coup d’œil ; cette mer, la plus belle, la plus poétique du monde, est le détroit de Gibraltar. Ce n’est déjà plus la Méditerranée, et ce n’est pas encore l’Océan : c’est la grace de l’une, son azur limpide et argenté ; c’est la majesté de l’autre, ses longues lames et ses grands coups de vent. La côte d’Europe est imposante ; Tarifa blanchit au pied des montagnes d’Andalousie, comme un nuage vaporeux.
La vue de terre a aussi ses prestiges ; la campagne de Tanger est riante, sinon grandiose.
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Portrait de Charles Didier Charles Didier Chavornay, par Charles Didier (1838)

Elle m'aime! elle m'aime! s'écriait-il avec enthousiasme ; elle m'aime plus que je n'osais l'espérer dans mes rêves les plus audacieux. J'occupe ses insomnies comme elle occupe les miennes ; elle me rend les pleurs que je verse pour elle ! Mais la vue de ce lit, où venaient se briser ses désirs et ses espérances, le jetait dans des convulsions de jalousie et de rage ; puis il se calmait en songeant que le coeur d'Hélène était à lui, qu'il n'en avait pas demandé davantage au ciel, et que le livre de ses destinées n'était pas rempli.
Source : Gallica

Portrait de Charles Didier Charles Didier Revue des Deux Mondes

Silvio suivait, mais à distance, et d’un pas qui marquait de l’hésitation ; on eût dit que déjà, même pendant le combat, il craignait les abus de la victoire. Il y a des cœurs timides qui redoutent le succès autant que la défaite. Quant à lui, soit qu’il ne l’ait pas voulu, soit qu’il ne l’ait pas pu, il n’a tiré pour son propre compte aucun parti de la victoire obtenue, lui aidant, par les novateurs ; par une inconséquence au moins singulière, il a continué le drame d’Alfieri sans lui faire faire un pas en avant, comme si la révolution n’avait pas eu lieu.
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