Résumé

Portrait de Charles Didier Charles Didier Nationalité française, par Charles Didier (1841)

La France, ici, n'est que le représentant d'une idée ; et la France n'est reine du monde que parce que cette idée est reine de l'avenir; or cette idée est la démocratie. En acceptant l'initiative française, c'est donc à un principe que l'Europe rend hommage, c'est à la démocratie, dogme régénérateur et trois fois saint, destiné à laver les souillures du passé, du présent, et à retremper la vieille humanité.
Source : Gallica

Portrait de Charles Didier Charles Didier Nationalité française, par Charles Didier (1841)

Mais l'événement capital du siècle, ce sont les croisades; or le mouvement des croisades est parti de France. Le premier qui le prêcha fut un Français, Pierre l'Hermite ; le concile qui les décréta se tint au coeur de la France, à Clermont ; le chef de la sainte ligue, le conquérant de Jérusalem, fut un Français, Godefroy de Bouillon. La poésie italienne a pris soin d'immortaliser son nom; le poëme du Tasse est tout à la gloire de la France. Ne reconnaît-on pas déjà ce besoin d'action, cette soif d'entreprise qui caractérisent le génie français (1) ?
Source : Gallica

Portrait de Charles Didier Charles Didier Nationalité française, par Charles Didier (1841)

Ailleurs on peut percer la mine, on peut l'exploiter ; mais c'est la France, et la France seule, qui a le privilège de battre monnaie, comme on l'a dit. Le coin français a cours par toute l'Europe.
Cette sanction de l'esprit français est si universellement acceptée, qu'une chose ne devient européenne que sous la condition expresse d'avoir reçu le baptême de Paris; cela est vrai pour les hommes comme pour les choses. C'est la France qui a révélé à l'Europe continentale le nom encore inconnu de Shakspeare.
Source : Gallica

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