Résumé

Portrait de Charles Didier Charles Didier Une visite à M. le duc de Bordeaux… (1849)

Suivant les uns, j'excitais le Ban de Croatie contre les Hongrois, tandis que les autres m'avaient vu répandre l'or à pleines mains, sur le peuple de Yienne, du haut des barricades; or, pendant qu'on me voyait à Vienne, j'étais à Cracovie ; et quant au Ban Jellaschisch, je l'ai vu pour la première fois cinq mois après l'époque où j'étais censé le voir tous les jours. Voilà comme on écrit l'histoire, même au siècle et sous l'empire de la publicité universelle.
Il y a une mesure à tout, et la patience a des limites ; il est même des cas où elle peut cesser d'être une vertu.
Source : Gallica

Portrait de Charles Didier Charles Didier Une visite à M. le duc de Bordeaux… (1849)

Monsieur le duc de Bordeaux adressait la parole à tout le monde d'une voix pleine, sonore et sans aucun accent; il est naturellement gai, aime à rire et rit de bon coeur. Madame la duchesse de Bordeaux ne parlait qu'à sa voisine, la jeune duchesse de Blacas, et parlait à voix basse. Quant à madame la duchesse d'Angoulême, elle disait seulement quelques mots, tantôt à l'un, tantôt à l'autre, le plus souvent à moi, et continua de me traiter avec une politesse recherchée.
Source : Gallica

Portrait de Charles Didier Charles Didier Une visite à M. le duc de Bordeaux… (1849)

Ou je me trompe fort, ou monsieur le duc de Bordeaux manque d'initiative et pourrait manquer de résolution. C'est un esprit cultivé plus qu'inventif: il doit concevoir plutôt qu'il ne crée, et recevoir plus qu'il ne donne. Par éducation, par nature, la force d'inertie l'emporte en lui sur la puissance d'exécution. En un mot, et c'est peut-être un bonheur pour son repos, il me paraît plus propre à l'expectative qu'à l'action.
Source : Gallica

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