Résumé

D. De la monarchie en France , par D****… (1822)

L'Espagne n'attaquera jamais avec avantage les armées françaises plus régulièrement organisées que les siennes, et assez nombreuses pour lui opposer si elles le veulent franchement un mur d'airain sur toute la ligne des Pyrénées. Aussi est-ce le lien politique qui unit le gouvernement, le peuple et l'armée qui sera menacé par son intervention et non la force matérielle de la France ; c'est ce lien qu'il faut fortifier, et qui ne peut l'être aujourd'hui que par l'exacte observation des lois, par la sagesse de l'administration, des tribunaux, et de tous les agens du pouvoir.
Source : Gallica

D. De la monarchie en France , par D****… (1822)

Que la révolution d'Espagne fasse son explosion sur son sol natal, elle ne sera jamais aussi terrible que celle de la révolution française, laquelle ne put éclater sans soulever la vieille Europe qui la comprimoit de toutes parts. La France n'a rien à en redouter : la monarchie y a subi depuis long-temps la dégénération qui s'opère en Espagne ; et elle y est aujourd'hui tellement accomplie , que ce pays est, de tous ceux de l'Europe, celui qui a naturellement le moins à craindre de nouvelles commotions politiques.
Source : Gallica

D. De la monarchie en France , par D****… (1822)

En demeurant étroitement uni à l'Espagne, il y auroit calmé d'autant plus facilement l'effervescence des patriotes et celle des royalistes, que l'aristocratie ne s'y est pas jusqu'à présent séparée un seul instant du peuple. La révolution n'auroit point été ensanglantée, et la vie de Ferdinand VII n'auroit jamais été exposée au milieu d'une nation généreuse qui mettra sa gloire à conserver ce prince, comme un monument de tout ce qu'elle a fait d'héroïque pour lui ou en son nom.
Source : Gallica

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