Succession d'Espagne

Définition et enjeux

Marius Topin Revue des Deux Mondes

II. S’il est vrai que la succession d’Espagne soit le pivot sur lequel a tourné tout le règne de Louis XIV et qu’elle ait été l’objet principal de sa politique durant soixante années, il n’est pas moins certain que c’est le mariage de l’infante d’Espagne avec le roi de France qui a permis à celui-ci d’élever des prétentions d’abord sur une partie, puis sur la totalité de la monarchie espagnole.
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Heinrich Matthias Zöpfl Essai historique sur la succession d'Espagne (1839)

Nous avouons franchement que notre conviction est tout autre. Nous avons toujours pensé, et nous pensons encore que la légitimité de la succession au trône d'Espagne est, sous tous les rapports, indépendante des principes sur lesquels on pourrait baser la nature du Gouvernement de ce pays, principes dont peuvent dépendre le sort de la nation espagnole et la situation future de l'État, comme monarchie constitutionnelle
ou comme monarchie absolue.
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Heinrich Matthias Zöpfl Essai historique sur la succession d'Espagne (1839)

L'Espagne, sans son droit coutumier, d'après lequel les femmes depuis les temps les plus reculés succédaient à la couronne à défaut d'héritier mâle direct, et sans le grand nombre de mariages entre les membres des diverses petites dynasties de la péninsule, l'Espagne, nous le répétons, ne serait jamais parvenue à cette unité territoriale qui fait la base de sa force, et à laquelle elle doit la grandeur politique de ses époques de gloire.
Source : Gallica

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