Ferdinand II de Aragon

Définition et enjeux

Charles de Moüy Revue des Deux Mondes

En réalité, un seul homme était possible : le roi d’Aragon. Tout le désignait : le prestige des trente ans de son glorieux règne, son titre de père de la reine et de grand-père de l’héritier présomptif, le nombre de ses partisans, et aussi sa haute expérience ; lui seul se trouvait en mesure de rétablir l’ordre et d’assurer l’unité espagnole. Mais les solutions les plus simples rencontrent souvent des obstacles imprévus. D’une part, Ferdinand, confiant dans la force des choses, se réservait pour l’instant où nul ne contesterait la nécessité de sa présence
Source : Wikisource

Portrait de Baltasar Gracián Baltasar Gracián Le Héros (1725)

Ce fut en cet art de fournir toujours à l’attente publique qu’excella le premier roi du Nouveau Monde, le dernier roi d’Aragon, et le monarque le plus accompli de tous ses prédécesseurs, Ferdinand le Catholique. Il occupa sans cesse l’admiration de l’Europe, et il l’occupa bien plus par un prudent emploi de ses rares qualités, dont les effets glorieux se succédaient les uns aux autres, que par tant de lauriers qui ceignaient son front.
Source : Wikisource

La fin du Moyen-Âge. 1, La désagrégation du monde médiéval… (1931)

Devenu roi d'Aragon, Ferdinand y pratiqua une politique purement aragonaise. Il s'occupa surtout de consolider son pouvoir en face des autres prétendants. Reconnu en Sardaigne et en Sicile, il engagea en Aragon une lutte à mort contre le comte d'Urgel qui, avec l'aide des Anglais, tentait de faire valoir ses droits. Poursuivi comme traître, le comte d'Urgel fut jeté en prison (1413) et mourut après une longue captivité. La dynastie de Trastamare se trouva ainsi sans rivaux en Aragon. Aussi, pendant le long règne d'Alphonse V (1416-1458) , ce pays traversa-t-il une ère de réelle prospérité
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature