Frédéric II d'Angleterre

Définition et enjeux

Louis Étienne Le Nouvel historien de Frédéric II.…

Frédéric n’a eu garde d’imiter le gouvernement d’Angleterre ; jamais roi n’a été plus absolu, plus jaloux de son pouvoir personnel ; il a fait la guerre toutes les lois qu’il a espéré d’y gagner quelque chose, il a conquis la Silésie, et il se proposait de conquérir la Bohême pour la troquer contre la Saxe, bien qu’il eût appelé les conquérans des « voleurs illustres. » Il a manqué de parole dès qu’il y avait quelque intérêt ; il a le premier conçu le plan du partage de la Pologne, et il a été le seul à l’exécuter sans scrupules.
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René Millet L’Europe et l’Amérique en 1778 d’après l’histoire de Bancroft

Toutefois la passion aiguise les esprits pénétrans, elle ne les aveugle pas. Frédéric juge la conduite de l’Angleterre avec une rare sagacité. Homme d’exécution, mais nullement tracassier, et plus libéral dans ses vues que scrupuleux sur le choix des moyens, il est frappé de l’ascendant que la royauté anglaise a pris pendant la guerre et du danger qu’il y aurait pour la Grande-Bretagne à dégénérer de ses institutions.
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Louis Étienne Le Nouvel historien de Frédéric II.…

Certes jamais la Grande-Bretagne ne soutint des guerres plus glorieuses qu’au milieu du siècle dernier, jamais l’aristocratie de ce pays ne se montra plus digne de diriger une grande nation; Frédéric lui-même, avec son génie, n’aurait pas résisté deux ans au triple effort de l’Autriche, de la France et de la Russie sans les budgets anglais. Dans la guerre de sept ans, il fut le soldat habile, mais généreusement stipendié de l’Angleterre.
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