Pierre-René Auguis,
Les conseils du trone, donnés par Frédéric II, dit le Grand…
(1823)
“ Frédéric était loin de penser que Leibnitz fût au-dessous de lui; ettandis qu'il plaisantait librement sur la plupart des souverains, dont il voyait les trônes s'écrouler dans un temps déjà près de lui, il recherchait l'amitié de Voltaire, avec lequel il savait qu'il vivrait dans la postérité. Eloigné des fastueux ennuis qui dévorent les heures de la vie, il avait le secret de tenir du temps en réserve pour toutes ses pensées; tour-àtour général, administrateur, Roi, poète, historien, musicien, homme aimable, chaque heure voyait en lui un homme différent, et pourtant toujours le même. ”

