E.-D. Forgues

E.-D. Forgues

Résumé

Portrait de E.-D. Forgues E.-D. Forgues Revue des Deux Mondes

ORSINO. — Qui donc a pu vous infliger cet outrage ?
BÉATRIX. — L’homme que l’on appelle mon père. Mon père ! .. nom redoutable !
ORSINO. — Serait-ce ?...
BÉATRIX. — Ce que cela est ou n’est pas, évitez, croyez-moi, d’y songer. Cela est, cela fut, cela ne doit plus être. Donnez-moi donc vos conseils. Je songeais à mourir : une sorte de terreur religieuse m’arrête au seuil du sépulcre ; je crains aussi que la mort elle-même n’éteigne pas en moi la conscience d’un crime resté sans expiation. De grace, parlez !
ORSINO - Dénoncez le coupable, et que la loi vous venge.
BÉATRIX. — Oh !
Source : Wikisource

Portrait de E.-D. Forgues E.-D. Forgues Revue des Deux Mondes

Eleanor, ramenée sous le joug d’un amour que le temps n’avait pu détruire, ne vivait plus qu’aux heures où David venait partager sa solitude. David Stuart, mal à l’aise dans sa froide habitation d’Ardlockie, ne se sentait heureux qu’auprès de ce cœur dévoué, chaque jour plus entièrement à lui. Par-delà ce bonheur presque innocent, à demi légitime, l’un ou l’autre rêvait-il une existence plus complètement assimilée, une possession plus entière ?
Source : Wikisource

Portrait de E.-D. Forgues E.-D. Forgues Revue des Deux Mondes

Après m’avoir assise au fond de la barque, disposé autour de moi les coussins, ouvert et mis dans mes mains inertes le parasol qui devait protéger mon front, il s’est mis à ramer, toujours muet. À peine de temps à autre un mot caressant, parti de ses lèvres, venait-il me rappeler ce son de voix que je n’ai jamais entendu en vain. Le rêve continuait. Le soleil brillait, la brise était fraîche ; le bruit cadencé des rames, l’éclat du ciel, l’aspect mouvant des rives, ce regard fixé sur moi, ce silence obstiné, tout contribuait à me bercer, à m’enivrer, à m’étourdir.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature