André Beaunier,
Revue des Deux Mondes
(1924)
“ D'un couteau à peler les citrons, ne va-t-il pas tuer Pierina, qui pousse un cri ? Les sbires du podestat s'emparent de Tito, l'enferment dans une étroite cellule. « Ah ! mon pauvre Tito !... » Pas du tout : désormais, on ne rira plus de Tito Bassi le bouffon ! Le podestat de Vicence est maintenant le seigneur Alvise Alvenigo. Et Tito sera pendu. Le poète sifflé de César se venge. Eh ! tant mieux : Tito se hausse à la dignité de son infortune. Pierina trop légère, il ne la hait pas : elle lui a donné d'être un héros, enfin !... Sur la piazza dei Seignori, la potence est levée. ”
