André Beaunier

André Beaunier

Résumé

Portrait de André Beaunier André Beaunier Revue des Deux Mondes (1924)

Il aime le passé de n'être pas mort, mais de durer, en quelque manière, jusqu'à nous, après nous, et d'avoir pris son caractère d'éternité. Le passé est déjà une œuvre d'art ; et le symbole en serait, à Versailles, le Louis XIV du Bernin : « Ce roi de pierre, sur son cheval au galop immobile, ne dirait-on pas le Passé courant après le Présent ? » Il court et ne bouge pas. L'art aussi éternise, immobilise ; l'art est de résister contre la fuite incessante de tout, contre le gaspillage et la perte des minutes, contre le temps, contre la mort, contre l'oubli, seconde mort après la mort.
Source : Gallica

Portrait de André Beaunier André Beaunier Revue des Deux Mondes

Le sublime Paris de la guerre, M. Demaison, comme on voit, le traite avec un peu d’ironie. Entendons ce mot ; ne confondons pas l’ironie avec la moquerie. Il y a possiblement de l’amitié, dans l’ironie, même de la tendresse. Et que l’auteur des Croquis aime Paris, on le sent à chaque page de son livre. Il en aime les rues et les gens ; il en connaît tous les quartiers, et l’histoire. Il en aime les heures de jour et les heures de nuit, les paysages, la pierre et la verdure. Il en aime l’esprit, la plaisanterie dans le courage ; et il sait que, s’il plaisante, il est de mèche avec Paris.
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Portrait de André Beaunier André Beaunier Revue des Deux Mondes

La femme qu’il a aimée, et qui ne pouvait pas être à lui, meurt et, pour lui, continue de vivre, incarnée en un souvenir plus réel que la fausse réalité au milieu de laquelle vous croyez vivre. Et cette morte lui enseigne le pardon, l’abnégation, l’éternel bonheur. « J’ai fait de toi une âme ! » lui dit cette morte. L’Ascension de M. Baslèvre est le roman du silence et de la solitude, le roman de la vie secrète, où les choses voient, le temps s’anéantit, les âmes se révèlent.
Source : Wikisource

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