Marcel Prévost,
L'automne d'une femme
“ Il vit le soleil se lever sur l'immense plaine, dorer les jaunes découvertes, démasquer la vieille cité parmi les brumes et les fumées. Il regarda Julie. Le sommeil profond où elle avait peu à peu glissé lui fardait les joues de rose; ses cheveux blondissaient au grand jour; la vigueur juvénile de son corps apparaissait aux courbes fermes de la gorge, des hanches, des jambes demi-croisées.«Elle est jeune, pensa Maurice, parfaitement jeune!»Il souleva doucement le buste chargé de sommeil, et, se penchant sur elle, la réveilla d'un baiser. ”
