Philippe Gille,
Les Mercredis d'un critique, 1894…
(1895)
“ Je ne sais pas de lecture qui ait pour moi plus de charme que celle d'un livre qui contient le récit d'une existence écrit honnêtement par celui qui l'a vécu ; par : honnêtement, j'entends sans ce cabotinage involontaire qui vient fausser la plume et lui fait écrire plus gros qu'il ne faudrait ce qui touche le moi ; le moi, cette chose si délicate qu'un rien rend odieux ou ridicule ; le moi, qui n'a de valeur que quand il veut dire : vous, nous, et qui ne nous touche que quand nous y reconnaissons les mouvements de notre pensée et de notre propre cœur. ”
