Juan Ruiz de Alarcón y Mendoza

Élements biographiques

Portrait de Juan Ruiz de Alarcón y Mendoza Juan Ruiz de Alarcón y Mendoza Chefs-d'oeuvre du théâtre espagnol (1862)

Mais si c'est vengeance d'amour, pourquoi m'entourer de sa rigueur? C'est de l'amour, car le dédain de Carlos m'arrache mon âme. Cette glace m'a incendiée ! L'Amour montrant sa divinité et pour châtier ma dureté, a transformé la neige en rayons brillants. Que vais-je donc faire ? malheureuse que je suis ! C'est en vain que le cœur résiste à un tel mal : le seul moyen de salut, c'est de tout avouer! Qu'ai-je dit là? Moi !
mes propres lèvres confesser ma faute! Moi! dire que j'aime avec ardeur! Mais, voici Cintia, n'oublions pas le soin de mon honneur.
Source : Gallica

Portrait de Juan Ruiz de Alarcón y Mendoza Juan Ruiz de Alarcón y Mendoza Chefs-d'oeuvre du théâtre espagnol (1862)

Quoique tu n'aies pas de richesses, sa beauté n'est pas au-dessus de tes vœux. Je changerais volontiers des siècles de mérite contre quelques instants de bonne chance !
DON JUAN C'est ce qui me rend lâche. Je suis bien malheureux, Beltran.
BELTRAN La fortune et l'amour pourront changer demain. Attends.
DON JUAN Dona Ana favorise, don Mendo. Quelle espérance puis-je conserver?
BELTRAN En cela, tu verras qu'amour c'est fortune. Dona Ana et dona Lucrezia aiment don Mendo à l'envie. Doiia Lucrezia l'adore. Toutes deux meurent d'amour pour lui : il n'a jamais connu le dédain.
Source : Gallica

Portrait de Juan Ruiz de Alarcón y Mendoza Juan Ruiz de Alarcón y Mendoza Chefs-d'oeuvre du théâtre espagnol (1862)

DIANA 1 ( A part. ) Cela est justice d'amour. Les injures se succèdent pour moi. Ne puis-je pas me donner comme vaincue ? Que veux-tu de plus, divinité tyrannique ?
CINTIA Tu ne me réponds pas, Diana?
DIANA Je songeais, Cintia, à la fortune et à ses coups incertains!
Un pauvre cœur, plein de doutes et d'émotions, d'attentions et de désirs, ne vit que pour un bien imaginaire, et seulement parce que je le désire, cet être s'enfuit loin de moi et il est si ingrat qu'il va se mettre dans la main d'une autre qui ne le cherche pas. Moi, vaincue par le dédain de Carlos!
Source : Gallica

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