Toro

Définition et enjeux

MM. Gustave Doré et Ch. Davillier,  Le Tour du monde

“ Bravo, toro ! bravo, toro ! étaient répetés par des milliers de voix ; on applaudit ou on siffle un taureau, exactement comme on ferait pour un acteur ; les picadores eurent aussi leur part de bravos, car ils avaient vaillamment fait leur devoir, et les suerta de pica n’avaient pas été moins brillantes que les cogidas ; on entend par suerte, tout acte offensif ou défensif de torero, et par cogida, toute attaque du taureau ; lorsqu’un torero est atteint d’un coup de corne, on dit qu’il est enganchado. ”
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Portrait de Adolphe Desbarrolles Adolphe Desbarrolles,  Deux artistes en Espagne, illustrés par Eugène Giraud (1865)

“ Bravo, toro! bravo, toro!La lance en arrêt, le troisième picador attend l'animal vainqueur; mais, dans le coup qu'il lui porte, sa lance se brise. Il tourne bride, et le taureau, légèrement blessé, va frapper du front la barrière. Un chulo se détache alors du groupe des toreros, il amuse le taureau avec sa cape de soie pendant qu'on relève les picadores qui se remettent en selle. Les chevaux, dont les flancs ouverts laissent voir les entrailles, galopent encore au milieu de l'arène, qu'ils arrosent de longues traînées de sang. ”
Source : Gallica

Portrait de Pierre Loti Pierre Loti,  Japoneries d’automne (1889)

“ Je vais définir une fois pour toutes ces toro qui sont la base de l’ornementation pour les jardins sacrés et les avenues funéraires : des espèces de lanternes, posées sur des tourelles de cinq à six pieds de haut et surmontées de petits toits à angles retroussés qui sont une réduction en miniature des toits des pagodes. Les toro de cette première cour sont en granit ; la mousse, l’épaisse mousse des siècles les a tous coiffés d’un uniforme bonnet de velours vert. ”
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