Alexandre Vallet de Brugnières

Résumé

Alexandre Vallet de Brugnières Six semaines à Lisbonne et à Madrid (1903)

Un accident de route occasionné par l'aguardiante absorbée à Madrid me fit séjourner plus que de raison dans Ponte de Sor. On m'avait volé mon bagage à la frontière portugaise et subtilisé, dans mon porte-monnaie, qui dormait aussi inconsciemment que moi sur la banquette de seconde classe, mon billet de chemin de fer et les quatre louis français qui me restaient en réserve pour mes menus frais de route.
Source : Gallica

Alexandre Vallet de Brugnières Six semaines à Lisbonne et à Madrid (1903)

Le dimanche qui précéda mon départ, j'eus un avant-goût des distractions des Portugais pendant le carnaval. Vers deux heures, la perspective du Chiado, qui est la plus vivante de la capitale, s'anima. Quelques masques, pierrots, arlequins, gendarmes, — plus ou moins éloqués, — passèrent fiers de capter l'attention de la foule par leur gai travestissement. Les fenêtres du Jockey-Club s'ouvrirent et un bombardement en règle à l'aide de « cocottes » commença sur toute la ligne. C'est la principale attraction du carnaval : elle est d'un goût douteux comme on va en juger.
Source : Gallica

Alexandre Vallet de Brugnières Six semaines à Lisbonne et à Madrid (1903)

Ces petits chemins, tantôt en pente douce, tantôt abrupts ; ces escaliers de pierre souvent de quelques marches, quelquefois hauts de deux et trois étages, d'une ascension roide ; ces ruines de vieilles maisons, de palais maures n'ayant plus que quelques pans de murs, aux sculptures des chapiteaux et rosaces admirablement ciselées ; ces ruines en un mot, sont tout ce qui reste du vieux Lisbonne, les seuls vestiges des Maures qui y dominèrent. C'est peu, ce n'est rien, mais cela impressionne toujours.
Source : Gallica

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