Paul Duplessis,
L'Illustre Polinario
(1861)
“ Ce fait, qui se représente si rarement, frappa de stupeur l'épée chargé de terminer sa glorieuse carrière; il marcha d'un pas chancelant et le visage décoloré à la rencontre de son adversaire; cette émotion, qui n'échappa pas à la foule, valut à la espada (1) les injures des spectateurs; une nuée d'oranges lancées de toutes les loges, en signe de mépris, augmenta encore la confusion et le trouble du misérable. (1) On appelle espada ou matador l'homme chargé de tuer le taureau. 168 L'ILLUSTRE POLINARIO. Un silence solennel se fit lorsque la espada et le taureau furent face à face ! ”
