Résumé

Charles Glinel Alexandre Dumas et son oeuvre. Notes biographiques et bibliographiques… (1884)

Le jour du mariage, Alexandre avait arrangé avec un de ses compagnons de jeunesse une partie de pipée
afin de s'éloigner de Villers-Cotterêts ; mais, vers la fin de la journée, il fut tiré de sa rêverie et de ses tristes pensées par le son d'un violon dominé par des éclats de rire. Une noce passa à vingt pas de sa hutte, c'était la noce d'Adèle, d'Adèle perdue pour lui sans retour !
La vie a de ces contrastes. Dumas soupira et bénit la douleur qui, dit-il, en élevant l'homme et en grandissant l'âme, est la source de la poésie et de la prière.
Source : Gallica

Charles Glinel Alexandre Dumas et son oeuvre. Notes biographiques et bibliographiques… (1884)

La France a deux Dumas, comme elle eut deux Corneille. Le père est le plus jeune des deux ; l'enfant prodige est mort, l'enfant prodigue a survécu, et, depuis qu'il existe, a dépensé, sans compter, sa gloire en fusées, son génie en monnaie et sa monnaie partout.
Il nous a trop amusés pour que nous lui soyons sévères, et nous l'aimons trop pour ne pas lui pardonner tout. Chose étrange, il a gaspillé plus qu'il n'avait, et il avait reçu assez de talent et gagné assez de bien pour enrichir cent pauvres d'esprit et cent pauvres d'argent.
Source : Gallica

Charles Glinel Alexandre Dumas et son oeuvre. Notes biographiques et bibliographiques… (1884)

Tout en flânant pour passer son dimanche, Dumas arriva au café de la Porte-Saint-Honoré, tenu par le fils du brave père Hiraux qui avait vainement essayé de faire de lui un musicien. On le retint à dîner. Le soir il alla au théâtre de la Porte-Saint-Martin où Philippe et Mme Dorval jouaient le Vampire. Là, la longueur de sa redingote et de ses cheveux crépus fit rire les plaisants du parterre et faillit lui susciter un duel.
Source : Gallica

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