Jean-Jacques Weiss,
Trois années de théâtre. 1883-1885
“ Entrez cependant, comme Racine vous y invite, dans le profond de son drame ; ne perdez pas de vue la répugnance des Romains, qui s’élève, empêchement insurmontable, contre le grand amour qu’éprouvent l’un pour l’autre le maître de Rome et l’étrangère, est-ce que vous pourrez dire, comme on le répète habituellement, qu’il n’y a pas de drame dans Bérénice, qu’il n’y a qu’une élégie ? Est-ce que vous oserez, comme l’a fait Voltaire, accuser « la stérile petitesse du sujet » ? Il y a, au contraire, un drame le plus douloureux, le plus fier, le plus déchirant des drames. ”
