Louis Ganderax,
Revue des Deux Mondes
“ Une idylle, soit ! puisque les héros et le lieu de l’aventure sont agrestes ; mais il en est de plusieurs sortes : Hermann et Dorothée, par exemple, est une idylle épique ; l’Arlésienne est dramatique, ou ce mot n’a plus de sens. N’est-ce pas un drame, c’est-à-dire une action morale, que la lutte de l’amour et de l’honneur dans une âme ? N’est-ce pas un drame que le progrès de la passion arrêtée un temps par la raison et poussant plus loin ses ravages, précipitée après ce répit, comme par un ressort qui se débande, jusque dans la mort où elle s’abîme ? ”
