André Bellessort,
Le plaisir du théâtre (3e éd.)
(1938)
“ Pour lui, la reine d'Arménie, Laodice, fait figure de précieuse ; elle est spirituelle, mais aussi froide que les pierreries de son diadème, et orgueilleuse de son sang royal. A la scène, Laodice se transforme. Précieuse, elle l'est encore; mais elle n'a pas seulement de l'esprit, elle a du cœur, de l'amour et une juste fierté de son amour. Elle est jeune; Nicomède est jeune; Attale est jeune; cette tragédie, où l'on ne se tue pas, est une fête de la jeunesse. Nicomède et Laodice, dans toute la grâce du printemps de la vie, forment un couple aussi bien assorti que Rodrigue et Chimène. ”
