Arnold

Définition et enjeux

Claudius Billiet,  La robe rouge. Volume 2 (1839)

“ Arnold ayant porté de nouveau son regard; sur l'onde, qu'on eût dît en, cet instant embrasée par les gerbes de feux de l'astre, s'abaissant plus radieux derrière les cimes chenues du Simplon... Arnold vit les passagers de la barque qui venait d'aborder se diriger de son côté.
Alors son coeur battit avec plus de force ; en proie à une affreuse hallucination, il sentit ses genoux tremblans se dérober sous lui ; il sentit comme un nuage de sang se heurter contre son front, quand il crut reconnaître dans un des étrangers qui s'avançaient le vieux et l'inflexible Duroteau.
”
Source : Gallica

Portrait de Maurice Renard Maurice Renard,  Le Péril bleu

“ On vit l’arbre de couche s’allonger, devenir un long tube et se fleurir d’une hélice jaune comme lui, jaune comme les machines et la pince cisaille. On vit le blaireau d’Arnold peindre en ronde bosse, à même l’atmosphère, des instruments désordonnés, les uns d’aspect élémentaire et volumineux, d’autres infiniment confus et multiples, dont l’arnoldine, hélas, empâtait les mignardises.
Suspendu au milieu du vide, Arnold rampait, glissait, se coulait parmi l’agencement invisible des cabines. Ayant peint l’organisme de l’aéroscaphe, il s’adjoignit des aides et continua sa besogne d’enchanteur.
”
Source : Wikisource

Claudius Billiet,  La robe rouge. Volume 2 (1839)

“ A Eveline et à Arnold seuls des nuits de voluptés toujours inassouvies et insatiables... des joies à faire envie aux anges !...
Ainsi plongé dans les délices d'une félicité inespérée, d'un hymen béni, d'un calme bonheur, d'une union toute céleste qu'il n'avait jamais osé même rêver, Arnold fut presque indifférent (à quoi eût-il pu être attentif? ) au drame glorieux qui s'achevait sur le sol affranchi de la France. Il savourait goutte à goutte l'ambroisie de cette coupe de vie qu'une foi inébranlable, une existence toute d'oubli
”
Source : Gallica

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