Matthew Arnold

Définition et enjeux

L. Étienne,  La Critique contemporaine en Angleterre…

“ Tennyson, ce favori de l’Angleterre d’aujourd’hui, dont le vers simple, rapide, harmonieux, semble s’inspirer de la pureté antique, ne fait pas illusion à M. Matthew Arnold. « La pensée d’Homère, dit-il, nous est donnée par lui comme elle a jailli de la source ; la pensée de M. Tennyson est filtrée et distillée. » Et en effet Tennyson ne fait pas exception à la loi générale de la poésie anglaise actuelle. Avec tout son art et sa merveilleuse musique, il procède du siècle d’Élisabeth, il en a la fantaisie subtile et curieuse. C’est un beau style assurément que le sien, mais trop ingénieux. ”
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L. Étienne,  La Critique contemporaine en Angleterre…

“ Il y a plus d’âme et de vie réelle dans Keats et dans Wordsworth ; aussi M. Matthew Arnold revient-il sans cesse à eux. Entre ces deux poètes si différens, le premier bien peu connu en France, le second mal connu, toutes les prédilections de M. Arnold sont évidemment pour Keats. Il le compare à Maurice de Guérin, et en effet Keats ressemble à l’auteur du Centaure. Mort d’épuisement et tout jeune comme Maurice, comme lui doué d’une riche imagination, il est plein de chaleur quand il exprime la nature vivante et universelle. ”
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Portrait de Gaston Boissier Gaston Boissier,  Revue des Deux Mondes

“ Comme ils se faisaient entre eux une concurrence de bon marché et que, pour faire moins payer les élèves, ils ne payaient pas les professeurs, ils étaient forcés de prendre au rabais, dans les derniers bouges, des maîtres munis de titres imaginaires, qui ne pouvaient pas enseigner aux autres ce qu’ils n’avaient jamais su : en sorte que, pour échapper à ces misères, M. Matthew Arnold souhaitait que l’Angleterre fût dotée d’une sorte de baccalauréat. Quand on voit d’autres nations désirer de l’établir chez elles, il n’est peut-être pas très prudent de le détruire chez nous. ”
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