Algernon Charles Swinburne

Définition et enjeux

Portrait de Guy de Maupassant Guy de Maupassant Le Rosier de Madame Husson

Les yeux aigus et la bouche fuyante donnaient l’impression d’une tête de reptile, tandis que le crâne magnifique éveillait l’idée du génie.
Une trépidation nerveuse agitait cet être singulier qui marchait, remuait, agissait par saccades, comme aux secousses d’un ressort détraqué.
C’était Algernon-Charles Swinburne, fils d’un amiral anglais et petit-fils, par sa mère, du comte d’Ashburnham.
Sa physionomie, troublante, inquiétante même, se transfigurait quand il parlait. J’ai rarement vu un homme plus saisissant, plus éloquent, plus incisif, plus charmant dans l’action de la parole.
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Portrait de Guy de Maupassant Guy de Maupassant Œuvres complètes de Guy de Maupassant - volume 20 (1908)

Si le génie est, comme on le croit communément, une sorte de délire des grandes 262 intelligences, Algernon-Charles Swinburne est assurément un homme de génie.
Les vastes esprits raisonnables ne sont jamais considérés comme géniaux, tandis qu’on prodigue cette sublime qualification à des cerveaux souvent de second ordre, mais qu’agite un peu de folie.
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L. Étienne Le Paganisme poétique en Angleterre…

L’Althée anglaise n’hésite pas, elle punit, elle venge, elle se venge elle-même sur sa propre chair. Elle obéit à celui de ses sentimens qui est le plus emporté, l’amour de sa famille, qui est encore l’amour de soi. Toutes ses passions se pressent et se foulent derrière ce sentiment pour la pousser au crime. C’est d’abord la haine jalouse contre cette vierge qui règne dans le cœur de son fils, et remarquez-que M. Swinburne, dédaignant les ménagemens timides, s’est bien gardé de donner une seule tache à son Atalante, un seul tort à son Méléagre, excepté le meurtre inévitable.
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