Algernon Charles Swinburne

Algernon Charles Swinburne

Résumé

Portrait de Algernon Charles Swinburne Algernon Charles Swinburne Ode à la statue de Victor Hugo

Parmi les dieux du chant te placent nos ivresses,
Les Esprits bienfaisants t’ont reçu dans leur sein,
Le cœur de nos cœurs t’aime et cherche en ses détresses
Ta Foi, cet hosanna d’un invisible essaim.
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Toi, la haute pensée et l’âme la plus chaste,
Tu planes sur le monde avec ton large esprit,
Plus que le vent des mers indomptable et plus vaste :
Ton vers de diamant dans ses chaînes nous prit ;
Il vibre, grave écho de ces lois immuables,
Entraînant l’univers au farouche idéal ;
Le Mal éperdu fuit tes regards formidables
Qui brillent sur la nuit comme un jour boréal.
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Portrait de Algernon Charles Swinburne Algernon Charles Swinburne Ode à la statue de Victor Hugo

Glisse dans l’accalmie au bord des flots mouvants,
Il nous rendit plus tard l’espérance sacrée,
L’astre et la fleur, la femme, et le ciel, et l’amour ;
Il prodigua l’ivresse et la joie inspirée.
Relevant, consolant et pleurant tour à tour.
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Par son charme puissant l’âme divinisée
S’envole élargissant ses ailes dans le ciel,
Et, buvant l’harmonie en Dieu même puisée,
Semblable à lui se fond au foyer éternel.
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Portrait de Algernon Charles Swinburne Algernon Charles Swinburne Ode à la statue de Victor Hugo

Quand tu verses l’aurore aux peuples consolés,
Fleuve empli de clartés qui déborde l’enceinte
De l’art antique, et s’enfle en chant torrentiel,
Flots sur flots, — flots sur flots de pourpre et d’hyacinthe, —
Sonores, radieux, escaladant le ciel.
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Et les bornes s’en vont sous l’immense marée
Qui s’élève et grandit avec les mois, les jours...
Les suprêmes hauteurs sous la vague sacrée
S’affalent ; elle monte, elle monte toujours !
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