Charles Maurras,
Au-devant de la nuit
(1946)
“ L'arc de la bouche où flotte une rose aux longs miels Dit ce qu'il faut laisser, ce qu'il est beau d'élire, Qui jaillisse de terre ou qui pleuve du ciel — BEAUTÉ, claire raison de l'ombre universelle Qui fais l'âme revivre et renaître les corps, Tu n'es pas sans pitié pour une humble étincelle, Athlète de la Nuit, du Mal et de la Mort ! LE BIEN ET LE MAL I CHÈRE âme, croyez-vous aux célestes balances ? Cet instrument d'airain n'est rêvé que d'en bas : Du Très Haut, du Très Bon, du Très Beau ne s'élancent Que l'or du bien parfait qu'il ne mesure pas. ”
