Nicolas Martin

Résumé

Nicolas Martin Mariska : légende madgyare (1861)

Voici ceux qu'Ulric Guttinguer publia dans la Mode, sous l'émotion de cette larme de Nimbsch :
A N. MARTIN.
Qui frappe à ta porte? ô mon pauvre cœur!
Ouvrez vite, ouvrez! car c'est un poète Qui vient me donner encore une fête, Un vers caressant et du temps vainqueur.
Vite ouvre ta porte, ô mon pauvre cœur!
Ce n'est pas l'amour, mais c'est mieux peut-être : C'est une âme sœur, un chant imprévu; C'est un jeune ami qu'on n'a jamais vu; C'est un sentiment qui demande à naître : Ce n'est pas l'amour, mais c'est mieux peut-être.
Source : Gallica

Nicolas Martin Mariska : légende madgyare (1861)

S'obstinant à l'espoir, mon cœur a trop saigné : Mon cœur n'espère plus, et je suis résigné.
Me voilà maintenant morne, muet et sombre.
Soleil que j'aimais tant, je n'aime plus que l'ombre.
Sons qui jadis en moi réveilliez mille échos, Voix de l'homme, soupirs des feuilles, chants des flots, Bruits sacrés du travail qu'animait l'espérance, Taisez-vous ! taisez-vous ! J'ai besoin de silence, De silence et d'ombrage au fond des bois épais, Comme le cerf meurtri, qui, pour mourir en paix, Se blottit dans la mousse, où sa blessure saigne, Et voit venir les chiens — que son œil fier dédaigne.
Source : Gallica

Nicolas Martin Mariska : légende madgyare (1861)

« Priez, dis-je, en tendant mabourse à samain blême, Priez pour qu'Elle soit heureuse, — et qu'Elle m'aime. »
MENSONGE
— Mais non, ne m'aime pas; tu ne dois pas m'aimer.
Ne souris que de loin à cette âme embrasée, Pour qui ta fraîche image est comme une rosée, Car cette âme va fuir et se sent consumer.
Ne m'aime pas : ailleurs ton cœur doit s'allumer.
Moi je suis un rêveur dupe de ma pensée, Dont la soif d'Idéal n'est jamais apaisée, Et que rien ici-bas ne peut longtemps charmer.
— Ah! quand je parle ainsi, Mariska, je blasphème Je cherche à te tromper en me trompant moi-même
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature