Paul Verlaine,
Poèmes saturniens
“ Se penche, en caressant de la main ses fémurs, Sur un lit, comme l’on se penche sur un livre. Des rideaux de drap d’or roides comme des murs Tombent d’un dais de bois d’ébène en droite ligne, Dardant à temps égaux l’œil des diamants durs. Dans le lit, un vieillard d’une maigreur insigne Égrène un chapelet, qu’il baise par moment, Entre ses doigts crochus comme des brins de vigne Ses lèvres font ce sourd et long marmottement Dernier signe de vie et premier d’agonie, — Et son haleine pue épouvantablement. ”

