Résumé

Portrait de Paul Verlaine Paul Verlaine Œuvres complètes de Paul Verlaine

C’est pour Elle qu’il faut chérir mes ennemis,
C’est par Elle que j’ai voué ce sacrifice,
Et la douceur de cœur et le zèle au service,
Comme je la priais, Elle les a permis.
Et comme j’étais faible et bien méchant encore.
Aux mains lâches, les yeux éblouis des chemins.
Elle baissa mes yeux et me joignit les mains.
Et m’enseigna les mots par lesquels on adore.
C’est par Elle que j’ai voulu de ces chagrins,
C’est pour Elle que j’ai mon cœur dans les cinq Plaies,
Et tous ces bons efforts vers les croix et les claies,
Comme je l’invoquais, Elle en ceignit mes reins.
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Portrait de Paul Verlaine Paul Verlaine Œuvres complètes de Paul Verlaine

Un instinct la guide à travers cette immensité.
La brise d’été
Sur le flot vermeil
Doucement la porte en un tiède demi-sommeil.
Parfois si tristement elle crie
Qu’elle alarme au lointain le pilote
Puis au gré du vent se livre et flotte
Et plonge, et l’aile toute meurtrie
Revole, et puis si tristement crie !
Je ne sais pourquoi
Mon esprit amer
D’une aile inquiète et folle vole sur la mer.
Tout ce qui m’est cher,
D’une aile d’effroi
Mon amour le couve au ras des flots. Pourquoi, pourquoi ?
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Et le milan affreux tient la pauvre hirondelle.
Chloris Fi ! l’action vilaine ! Au moins rougissez d’elle !
Mais non ! Il rit, il rit !
(Pleurnichant pour rire.)
Mais non ! Il rit, il rit ! Ah, oh, hi, que c’est mal !
Sylvandre Tarare ! mais le seul état vraiment normal,
C’est le nôtre, c’est, fous l’un de l’autre, gais, libres,
Jeunes, et méprisant tous autres équilibres
Quelconques, qui ne sont que cloche-pieds piteux,
D’avoir deux cœurs pour un, et, chère âme, un pour deux !
Chloris Que voilà donc, Monsieur l’amant, de beau langage !
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