Paul Verlaine,
Sagesse (7e édition)
(1914)
“ Une main te guide A travers le vide Affeux de tes vœux, Un peu de courage, C'est le bon orage. Voici le Malheur Dans sa plénitude. Mais à sa main rude Quelle belle fleur ! « La brûlante épine ! » Un lis est moins blanc, « Elle m'entre au flanc. » Et l'odeur divine ! Elle m'entre au cœur. » Le parfum vainqueur ! « Pourtant je regrette, Pourtant je me meurs, Pourtant ces deux cœurs. » Lève un peu la tête ; « Eh bien, c'est la Croix. » Lève un peu ton âme De ce monde infâme. « Est-ce que je crois ? » Qu'en sais-tu? ”
