J.-F. Louis Merlet,
La chanson des mendiants
(1911)
“ Le sourire doré qui berce les douleurs. Si je n'ai jamais pu vous confier mon rêve, Que la nuit le reçoive alors que tout s'achève Dans le renoncement d'un éternel chagrin. Un idéal se jette au vent comme un bon grain Et c'est la vie, enfin, sereinement fervente, Qui grandit dans le mal que la douleur enfante Et qui s'épanouit sur l'orgueil et la mort. On sème le courage en parlant haut et fort, Et l'avenir sourit à l'heure d'agonie Dans un grand bercement de tendresse infinie. Qu'importe que Jésus prophétise et pardonne, « Il y aura toujours des pauvres parmi vous ! » ”
