J.-F. Louis Merlet

Élements biographiques

Portrait de J.-F. Louis Merlet J.-F. Louis Merlet,  Auguste Lepère, peintre et graveur (1908)

“ Lepère comprend quel rythme profond unit les formes et les paysages, et l'on voit que son rêve flotte sur maintes pages. Quand il fit ce nuage doré du « soleil qui se couche », ne sent-on pas qu'il eût voulu partir avec ce nuage, là-bas, au pays de féerie et de clarté, pour des paradis de chimère.
Toute l'émotion d'art tient dans cette miraculeuse illusion.
Il faudrait une voix plus autorisée que la mienne pour résumer ou exprimer l'effort du peintre dans l'œuvre que nous admirons aujourd'hui.
C'est, avant tout, une vie, une vie de labeur conscient, de beauté réalisée qui s'offre à nous.
”
Source : Gallica

Portrait de J.-F. Louis Merlet J.-F. Louis Merlet,  Eugène Chigot, peintre. Cette étude est suivie de Méditations sur des paysages… (1910)

“ Et cet homme, en pleine maturité, au talent robuste et consacré, officiel et titré, fait un retour sur soi-même. A-t-il tout dit de la force qu'il a reçue de la nature ? A-t-il exprimé tout ce qu'il sent, tout ce qu'il rêve, tout ce que ses yeux ont vu ? Et au lieu de se cantonner dans un bonheur et une gloire dûment acquis, Eugène Chigot regarde son jardin de Fort-Philippe, s'éprend des fleurs à la vie brève et adorable, se penche sur la couleur délicate, s'enivre de parfums, se baigne dans la tiède atmosphère des jardins au prestige odorant. ”
Source : Gallica

Portrait de J.-F. Louis Merlet J.-F. Louis Merlet,  La chanson des mendiants (1911)

“ Celui-là, dont la voix s'éteint Qui ne dit plus les pauvres prières, Parce que les pierres N'ont pas de conscience et que la main Se meurtrit dans les prosternations, Que le sol est de boue, et les rayons Du soleil abîmé dès le matin, - Celui-là qui peut se meurtrir la chair, Et qui oublie, et qui pleure et qui se lasse, N'entendra pas l'appel de ceux pour qui l'on a ouvert La porte d'or de la maison où chacun a sa place 1 Et loin du pays, grisé des senteurs Qu'il ne connaît pas, sous un ciel pâli, L'exilé du monde au triste cœur De sacrifice et d'oubli, Ne veut pas voir par le hublot, l'azur. ”
Source : Gallica

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