Raymond Bouyer, Obermann précurseur et musicien… (1907)
“ Obermann et Beethoven, contemporains, entendront donc bientôt « les sons d'un autre monde » : le génie sourd de Beethoven créera ces harmonies dans le silence de sa douleur; le talent silencieux d'Obermann les perçoit dans le recueillement de la nature; exilé volontaire, Obermann s'est isolé sur les hauteurs neigeuses, parmi des hommes sans désirs : et c'est la musique, la vague musique qui, de part et d'autre, va restituer la vie de l'âme au silence, trait d'union mystérieusement victorieux entre une pensée fugitive et la nature éternelle ! Une âme s'exprime, et la musique intervient. ”
