Raymond Bouyer

Élements biographiques

Raymond Bouyer Obermann précurseur et musicien… (1907)

Obermann et Beethoven, contemporains, entendront donc bientôt « les sons d'un autre monde » : le génie sourd de Beethoven créera ces harmonies dans le silence de sa douleur; le talent silencieux d'Obermann les perçoit dans le recueillement de la nature; exilé volontaire, Obermann s'est isolé sur les hauteurs neigeuses, parmi des hommes sans désirs : et c'est la musique, la vague musique qui, de part et d'autre, va restituer la vie de l'âme au silence, trait d'union mystérieusement victorieux entre une pensée fugitive et la nature éternelle ! Une âme s'exprime, et la musique intervient.
Source : Gallica

Raymond Bouyer Claude Lorrain

L’histoire est plus exigeante. Oui, Claude est un paysagiste français, et l’un des premiers, sinon le seul : mais quelle place précise tient-il dans notre école de peinture ? Oserait-on le rattacher à l’école italienne, parce que sa vie et son œuvre ont élu le ciel italien pour cadre ? Il est vrai que, depuis l’annexion de l’Alsace-Lorraine à l’Empire allemand, certains musées d’Italie rangent notre Lorrain dans l’école allemande ! — Et quelle cimaise a-t-il mérité dans cet idéal Musée du Paysage qui n’existe encore que dans le vœu constant de nos rêves ?
Source : Wikisource

Raymond Bouyer Obermann précurseur et musicien… (1907)

« L'homme fait la beauté de ce qu'il aime et la sainteté de ce qu'il croit. »
Il se peut donc que la nature (ou ce que nous appelons ainsi) ne contienne pas réellement cette « vie de l'âme » que lui demandent les rêveurs ; mais elle nous suggère, en tous cas, ce qui n'est point en elle. Et, subjectivement, cela suffit pour nous émouvoir. La tristesse des choses n'existe qu'en nous : « L'éloquence des choses n'est rien que l'éloquence de l'homme. » Un paysage naturel n'est pas, à proprement parler, comme le croyait Amiel, « un état de l'âme » (1)
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature