C. Bellaigue

Élements biographiques

C. Bellaigue,  Revue des Deux Mondes

“ Vous y verrez comment, — avec quelle sagesse, et j’allais dire quel bon sens, — le P. Gratry se félicite que l’Église ait pris et résolu cette grande et universelle question, métaphysique et morale à la fois, « du côté le plus pratique, le plus touchant, le plus utile au genre humain. »
La raison ! Le P. Gratry a protesté toute sa vie, et par toute son œuvre, de son respect et de son amour pour elle. Avec une mélancolie pénétrante, il répétait sans cesse le mot de Fénelon : « Nous manquons encore plus sur la terre de raison que de religion. »
”
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C. Bellaigue,  L’Évolution musicale de Nietzsche

“ J’ai un naturel essentiellement anti-théâtral ; au fond de l’âme, j’ai contre le théâtre, cet art des masses par excellence, le dédain profond qu’éprouve aujourd’hui tout artiste... À Bayreuth, on n’est honnête qu’en tant que masse ; en tant qu’individu, on ment, on se ment à soi-même. On se laisse soi-même chez soi lorsqu’on va à Bayreuth, on renonce au droit de parler et de choisir, on renonce à son propre goût, même à sa bravoure telle qu’on la possède et l’exerce envers Dieu et les hommes, entre ses quatre murs. ”
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C. Bellaigue,  Revue des Deux Mondes

“ Rien ne porte aussi puissamment au vrai repos que la musique véritable. Le rythme musical régularise en nous le mouvement et opère, pour l’esprit et le cœur, même pour le corps, ce qu’opère pour le corps le sommeil, qui rétablit dans sa plénitude et son calme le rythme des battemens du cœur, de la circulation du sang et des soulèvemens de la poitrine. La vraie musique est sœur de la prière comme de la poésie. Son influence recueille et, en ramenant vers la source, rend aussitôt à l’âme la sève des sentimens, des lumières, des élans. ”
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